[ accueil ] [ contact ] [ les news ] [ présentation ] [ expositions ] [ partenaires ] [ photographes ] [ archives ]

[ Nicole Lejeune ]

Paysages Intermédiaires

 

Pendant deux millénaire, les peintres ont été obsédés par la ressemblance au modèle.Cette obsession a régi l'art pictural jusqu'au vingtième siècle où apparaît une technique révolutionnaire“permettant de fixer l'image des objets sur une surface rendue sensible à la lumière par des procédés chimiques“.

Nicéphore Niepce, créateur du procédé, sera relayé par Louis Daguerre qui invente le diorama et les dagueréotypes. Abel de Saint Victor y ajoute la photographie sur verre et Nadar les horizons mouvants de la photographie aérienne. L'art de peindre, incapable de rivaliser dans la fidélité au modèle, rompt avec la tradition millénaire et aborde d'autres horizons. Ainsi vont naître et se multiplier les premières toiles libérées de la contrainte de s'identifier .

La photographie, dès la fin du siècle, allait connaître, elle aussi, ses révolutions esthétiques, ajouter aux rites de la fidélité les imaginations de la technique et s'aventurer au delà du “cliché“. Et déjà s'amorcent les premières élaborations du huitième art, cet art issu des métamorphoses de l'art de peindre…

Nicole Lejeune nous apparaît comme une héritière inspirée de cette révolution. Elle enlumine l'image originelle d'une floraison de symboles et d'allégories. Dans le sillage de Gérard de Nerval, elle cultive l'art d'ajouter “une seconde vie aux paysages, aux visages, aux objets“.

Elle enrichit la vision initiale d'un rayon de lumière intemporelle. Son art marie à la photo une manne de musiques intérieures et de secrètes réminiscences quoi donne à l'image figée les ailes de l'imagination et les incantations du surréalisme. La poésie, la musique et l'architecture y deviennent des particules vivantes. Ainsi au terme de deux siècles d'expériences empiriques et de découvertes techniques, la “photo“ reprend aujourd'hui à son compte l'orgueilleux truisme de Picasso : “Il ne s'agit plus de reproduire mais de produire“.

La démarche de Nicole Lejeune s'inscrit dans le sillage de cette optique de création. Après avoir exploré les voies traditionneles du dessin, de la gravure et de la peinture à l'huile sous le pseudonyme de son grand-père peintre Melnick, elle atteint aujourd'hui le rayonnement d'un art qui marie le mouvement à l'image et la durée à “l'instantannée“.

Fait à Treize-vents

Gilbert Prouteau

 

NICE : VISION FUTURE

5 rue du Congrès

Tél 04 93 16 52 84

du 19 Septembre au 15 Octobre

 

Vernissage : Mercredi 19 Septembre à 18h

 

Site réalisé par @rtsud.com - © Sept'off (1999-2007) toute reproduction interdite sans autorisation préalable des auteurs