Des visages qui nous dévisagent / Nicole Lejeune
Mon grand-père Camille Melnick était un peintre connu de toutes les grandes familles dont il a fait les portraits en Europe et en France.
A l’âge de six ans, par le fait de l’hérédité, j’ai de moi-même recherché l’aventure que représente un visage et approfondi le message que la vie a tracé dans chaque millimètre de ce proche paysage en le captant par le dessin.
On me disait : « c’est très ressemblant mais je n’ai pas la bouche de travers ! ». Alors je gommais la bouche, et la remettant droite, ça n’était plus ressemblant.
Seule la photo peut impunément s’approcher du mouvement, jouer avec la lumière et capter la diversité des expressions humaines.
Dans la lignée de ces admirables figures qui dorment et nous réveillent dans les musées, j’ai couru le monde et récolté regards, sourires, formes et énigmes de beaucoup de pays.
Par des moyens parfois étranges et souvent inattendus, mes superpositions ont dégagé de leur mixture une part d’universel et d’intemporel.
Dans cette vision « poétique » chacun se reconnaît et, en même temps, devient Autre.
J’aime les gens.
Je ne leur donne pas mon image comme le font les stars, mais je leur donne la leur.
On dit « prendre une photo » mais c’est surtout comprendre et voir ce qu’ils ont de beau.
Cela nous enrichit tous infiniment.
ROQUEBILLIERE
Office du tourisme, 26 av Corniglion Molinier.
Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h
Samedi 11 octobre – Vernissage à 17h
Jusqu’au 31 octobre
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