

Quand une nouvelle vie commence, on est au début de son chemin.
Au premier pas de ses errances.
Quand un enfant entre dans le monde, il est au début de son chemin.
Où le mènera-t-il? Qu’en sait-il?
En est-il inconsciemment conscient que bientôt il y aura des bifurcations, des carrefours,
des ronds-points avec des sorties aux destinations inconnues?
Juste comme ça dans la vie, en avançant sur nos chemins.
Un chemin : Défini par départ et arrivée, par le temps, par les conditions de la route. La vitesse aussi.
Adultes, nous nous sentons pressés d’atteindre des buts toujours nouveaux.
De nous élancer au lointain, vers le haut. Mais par quels chemins?
Toujours les mêmes doutes. Est-ce la bonne route? Aurions-nous pris le bon embranchement?
Le panneau “Toutes directions” – était-ce un piège?
Le temps ne nous laisse pas le temps… pas toujours… pour consulter notre boussole intérieure.
Pour chercher une meilleure vie, un monde meilleur, un paysage plus ensoleillé, un avenir plus heureux. C’est comme ça qu’on entre dans le monde des errances.
Mais : Est-ce si malheureux de quitter les chemins battus? De tomber dans l’errance par erreur?
Devenir les compagnons des chevaliers errants, des étoiles errantes ?
Les errances – ça peut vous faire découvrir des mondes magiques.
Nous regardons autour de nous et nous découvrons des beautés inconnues, des choses extraordinaires.
Nous apprenons une autre façon de voir, de discerner, par tous nos sens.
Le temps qui ne nous laissait pas le temps de réfléchir dans la circulation envahissante sur les chemins battus – d’un coup il se transforme en suspension.
Le temps de regarder, de sentir, d’écouter, de goûter.
Ou de sentir d’abord et écouter et regarder les yeux fermés après ?
Et on se demande si, après tout, tout mouvement n’est pas un arrêt parce qu’il ne mène nulle part?
Si, après tout, la suspension ne signifierait pas avancer?
Errance?
Combien de chemins faut-il chercher et essayer pour arriver à soi-même?
Éterniser un moment des émotions.
Éterniser un moment du chemin.
Est-ce que la photographie pourrait y arriver?
J’y crois.
J’aime observer. J’aime conserver en image une ambiance. J’aime me faire surprendre par les choses au bord du chemin. J’aime découvrir et tester des nouveaux chemins – même si apparemment ils mènent vers le néant. Vers l’errance.
L’Errance – c’est un monde extérieur et un monde intérieur.
L’Errance est mouvement et suspension.
L’Errance, c’est l’ouverture vers mille expériences inattendues.
Pour moi, errance est un mot magique aux mille facettes.
Mon chemin vers la photographie est errance, lui aussi. Depuis dix ans je me trouve sur un chemin plein d’émotions et d’expériences surprenantes : découvrant le monde, conservant des moments en images, dans la nature, les paysages, les visages, les paysages des visages, près de moi, loin de chez moi. Un parcours qui me fascine - grâce aux errances.
Mille chemins qui me mènent vers moi-même et vers les autres.
Peut-être pourrions-nous pauser un moment au bord du chemin et regarder autour de nous.
Aiguiser nos sens afin de discerner l’essentiel qui se cache derrière ce qui est visible.
Laisser libre cours à nos rêves – ces errances de notre âme…
Andréa Katharina Palm
du 17 septembre au 2 octobre
Vernissage le 17 septembre à 18h30
69 rue Louis Périssol
06 540 Saorge
10h 12h30 15h 18h30 fermé lundi et mardi
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