Bilan du Festival 2011

Le 12ème sept off de la photographie a été consacré au thème “errance“, Ce thème a inspiré nos photographes, citant l’interrogation de Raymond Depardon à propos de leur raison d’être : “ Qu’est ce que je fais là ?“
Plus de 40 événements–expositions (avec une participation de plus de 60% de photographes régionaux)
Une implantation des événements pérennisée hors du littoral (Saorge, Bellet, Courmes, Vallauris, La Gaude, Vence…)
Un accroissement de la participation de jeunes photographes (Anthoy Gillant, Sherif Elhage, Gaelle Fiasella, Orphée Pontieux, Brice Courtès)
La participation de plusieurs photographes venant de divers pays européens (Pologne, Suisse, Allemagne, Croatie)
Une fréquentation accrue aux événements et manifestation due à une meilleure communication (affichage, programmes, site web remodelé, newsletter). Nous estimons à 2000 personnes le nombre de personnes qui s’est déplacé pour les vernissages.
Des événements croisés :
« Vin et poésie » : Expositions et Lectures autour de Rimbaud au domaine de Fogolar de Bellet
Soirée expositions/projections/performance lightgraph à l'Espace Magnan,
Soirée ciné/photo avec lo Peol Cinéma et la participation de l'Espace J de la Semeuse et des habitants de la rue de la Condamine,
Conférence sur le portrait par le frère Benoît Pekle au Cedac de Cimiez,
Musique et photographie à la cave Romagnan et au Ketje,
Lecture et Photographie au Pigeonnier
Ces manifestations ont été des moments forts de ce festival et nous donnent envie de continuer d'explorer ces « croisements » enrichissants autour de la photographie.
Le PhotoMarathon de Nice- 5ème édition
Sur le même principe que les années précédentes : “12 heures-12 thèmes-12 photos“
Son succès se confirme encore cette année, il s'est déroulé à nouveau de façon très conviviale au Muséaav, place Garibaldi. Liens crées avec les principaux marathons européens (Copenhague, Edimbourg,Berlin). Un nombre de participants légèrement en baisse dû au choix de la date qui se cumule avec d’autres événements. De plus, l'ampleur de l'organisation demandée pour ce PhotoMarathon nous pose des difficultés de logistique . Il nous semble judicieux de le reporter à une date autre que celle du Festival, afin de lui donner toute sa dimension. (voir les projets 2011)
Événements connexes organisés avec la participation du Sept off :
Exposition “Voyages italiens“ aux 25èmes journées du cinéma Italien de l’ Espace Magnan- (Février- Mars 2010)
Exposition “Nous les Romanos, Manouches, Bohémiens, Gitans …“ CAL Django Reinhardt de Nice – l’Ariane - Avril 2010
Participation aux 150 ans du rattachement de Nice à la France en collaboration avec le Patriote - Exposition à la galerie Espace à Vendre (Juin 2010)
Exposition La mémoire des bâtisseurs / Karma - Espace Ecureuil Place Masséna Nice Juillet-Août- septembre 2010
Publications
Édition du catalogue “Errances“
Programme “errance2010“ tirage 10 000ex
Publication d’un supplément photo de 8 pages dans l’hebdomadaire le Patriote-Côte d’Azur (tirage 8000 ex- tiré à part 2000ex)
Édition d’un livre photo et d’un DVD sur le Photomarathon 2010
Prix Lucien Clergue :
Raphaël Schott 2010
Olivier Remualdo 2011
Prix Bob Willoughby
Anthony Gillant 2011
Remise du Prix Lucien Clergue d’une valeur de 1500 euros à Raphael Schott pour 2010 et à Olivier Remualdo pour 2011 et du prix Bob Willoughby de 1000 euros à Anthony Gillant lors de la soirée organisée par la Caisse d'Epargne Côte d'Azur au Théâtre de la photographie et de l'image le 11 mars 2011.
Editorial
"Passe-ports méditerranéens" – saison II : DIFFERENTS
“Différents“, c’est exprimer que la photographie est non seulement une manière de voir mais aussi de
penser, c’est également une façon d’ explorer son propre univers.
Pour que les choses soient même capables d’être différentes, il faut qu’elles aient des similitudes ; la
comparaison a besoin de ce point fixe. L’observateur entre de nos jours dans ce qui est observé, la
différence entre eux ayant été réduite en complicité, une complicité qui peut être personnelle, attentive et
patiente, ou doucement éloignée, ou même rébarbative, comme un pygmée confus par une bicyclette.
Donc, « différence » n’implique pas du tout « distance » mais se réjouit à respirer les odeurs & parfums de
la proximité, soit-elle séductrice, soit-elle étouffante, même écrasante. Nous nous trouvons donc massés
par une ironie dont l’huile coule un peu partout. On s’en lave sans succès. On parle de « paysages
urbains » sans ironie ? Pah ! — comme si la piste d’un sanglier à travers son sous bois ressemble aux
grands boulevards ou au péage — et voilà, oui, péage, c’est sur sa piste qu’il paye avec sa vie, pris par le
fusil juste comme une image prise par la machine de plus en plus quotidienne qui capte et qui mange en
daube adoubée « pixels » nos plats de vue. Donc l’ironie la plus puissante de la photographie, c’est que
jamais dans son histoire a-t-on pris autant de mauvaises photographies que de nos jours & nuits, et jamais
les a-t-on regardées avec si peu d’attention. Pour cette danse des giga-gigues la musique est devenue trop
rapide et trop forte, mal accordée et cacaphonique. Vient le moment où la musique est trop forte, on
n’entend rien. On sort de la boîte. Et de ce silence noir sort de nouveau l’immortel petit bruit de l’obturateur,
obscur comme une seule cigale dans l’arbre à coté, ou un klaxon dans les gorges. Pour que tout reste le
même, oui, Prince, il faut que tout change. Et plus ça change — ? C’est là, la différence vive. Et c’est sûr,
pour voyager il faut dépasser le port. »
Jonathon Brown
« L'écossais de Duranus »
Artiste/peintre écrivain